Ce qu'on en dit


PARCKMAIL (rédactionnel été 2005)

A l'époque où Bruxelles se veut branchée, où les restaurants et autres endroits « lounge » rivalisent quant au design qui va du dépouillé au très tendance, « Au Vieux Bruxelles », comme son nom l'indique, a su rester simple ! Et finalement, c'est ce qui plaît et fait son charme.
L'immeuble se trouve à la frontière de deux quartiers mythiques de la capitale : l'exotique et souriant Matongué et le quartier Saint-Boniface très à la mode. Cette agréable situation géographique confère à ce lieu un anachronisme certain.

C'est fou ce qui circule comme monde dans cette petite rue. Qu'ils soient à la recherche de cuisine africaine, de grains de riz ou de bonne cuisine bruxelloise et plus encore, c'est bien ici qu'ils trouveront leur bonheur. Sans chichis, « Au Vieux Bruxelles » à toujours eu bonne presse pour ses bons petits plats bruxellois, son personnel sympa, son authentique décor « vieux bistro » avec boiseries, miroirs anciens et les rideaux vichy en prime... la quasi totalité du décor est début 1900 ! Mais aussi... et c'est très important... soyons chauvins... et fiers de l'être... des frites fraîches coupées dans la maison ! Et toc !

Jeunes, moins jeunes, branchés ou débranchés, on y vient, on y revient et le plaisir est toujours aussi grand. Alors pour mettre l'eau à la bouche, évoquons quelques savoureuses recettes : une douzaine de différentes préparations de moules (ex. Château d'Arville, à la Leffe Blonde,...) - les fondus au fromage de Maredsous - croquettes maison aux crevettes grises - assortiments de petits boudins tièdes, confiture d'oignons - anguilles au vert, carbonnades à la gueuze Lambic - côte de porc fermier, sauce pickels de Tierentijns, boulettes à la sauce tomate... J'en passe et des meilleures ! Et pour les quelques beaux jours que nous réserve la saison, la terrasse vous attend.


LE PETIT FÛTÉ (édition 2001)

Au Vieux Bruxelles était un restaurant de moules à l'aura quasiment mythique.
Il a fermé un jour ses portes, au grand désespoir de ses habitués.

Le volet est resté clos pendant plusieurs années et voilà qu'il réapparaît, rafraîchi et adapté aux habitudes du dîneur d'aujourd'hui (cuisine déplacée en sous-sol, ventilation, etc.).

A part cela, rien ne change dans la tradition de la maison : des bonnes moules et frites, des bons steaks et la fameuse crêpe caramélisée aux pommes en dessert.
Il ne se passe plus un jour sans qu'on aille brûler un cierge à l'Eglise Saint-Boniface pour remercier le Tout-Puissant d'avoir permis cette résurrection.


ZONE 02 (édition août 2004)

A l'heure ou une bonne part des restaurants qui ouvrent leurs portes en notre capitale se concentrent sur le choix des rideaux et des décolletés des serveurses, il est encore des demi-fous qui parient sur la tradition et la continuité. Et ça, c'est tant mieux !

Afficher fièrement des escargots de Bourgogne en suggestion sur sa devanture et le faire dans le quartier branché de la place Saint-Boniface ça frôle le pied de nez aux voisins...

L'endroit se niche sur un coin et se veut un des plus vieux établissements de la capitale. A regarder le décor (la façade en dit aussi long que l'intérieur) de plus près, on n'a pas de mal à le croire. Murs patinés, miroirs, plaques émaillées, rideaux en vichy et vieilles photos côtoient tables et banquettes lissées et cirées par le temps.

Même les serveurs semblent être là depuis toujours avec leurs légers accents zwanzants qui répondent au chuintement de la vieille machine à café.

La carte joue les préparations classiques du temps ou Bruxelles rêvait de monsieur en gibus dans des omnibus et autres zwaveries du genre. Ici, vous dégusterez du stoemp, des croquettes aux crevettes, des moules (et des bonnes !) avec des frites coupées dans la maison et autres grands classiques tout droit sortis des meilleures casseroles des brasseries belges. Côté cave, la carte vous propose quelques flacons qui se marieront joliment avec votre assiette. Mais n'hésitez pas à opter pour un bon verre de houblon. Après tout, vous êtes déjà en pleine belgitude... Ca zwanze grave chez Saint-Boniface !


THE BULLETIN (édition octobre 2004)

(Traduit de l'anglais)

Une nouvelle vie pour un vieux favori.

Après des mois d'angoisse, les amateurs de bonne nourriture au coeur d'Ixelles peuvent se soulager. Au Vieux Bruxelles est de retour dans les affaires, avec le même personnel joyeux et offrant les mêmes spécialités belges dignes de confiance pour sa clientèle fidèle et toujours jeune.

La brasserie, entourée du quartier africain de Matongue et le Saint Boniface à la mode, a servi des moules-frites, de tendres steaks ainsi que de succulents rognons depuis 1882 - avant les voitures motorisées ou même le telephone.

L'année dernière, le restaurant ferma ses portes sans explications - et non pas pour la première fois - en laissant languir les fidèles, sans savoir si ces minces volets bruns se relèveraient un jour. L'ancien propriétaire avait été dérangé et très mécontent, il décida de renoncer et de vendre le restaurant.

Cela a pris plusieurs mois avant qu'il ne change d'idée, mais le plaisir de revenir est le plus grand de tous. La particularité des nappes vichy, ls murs boisés, les miroirs anciens et les peintures à l'huile présentent le décor de fond immuable digne de Jean Gabin. Une peinture suréelle représentant une foule de religieuses avec un paquet de frites en main devant le restaurant illuminé est suspendue à côté de la porte et décore la page d'acceuil du nouveau site internet du restaurant. (www.auvieuxbruxelles.com)

Le menu a changé un peu, mais en tant qu'un hommage à la modernité, un carpaccio de boeuf parsemmé de copeaux de parmesan se place incongrûment entre les autres entrées : escargots ou moules au beurre à l'ail, croquettes de crevettes maison, salade frisée avec des cubes de lard et des croutons.

La sole meunière à la table à côté ainsi que le copieux vol-au-vent et les carbonnades de boeuf à la gueuze semblaient délicieux. Les moules au vin blanc étaient exquises, tut autant que les rognons dans une riche sauce moutarde et crème. Les frites étant coupées à l'ancienne et parfaitement frites. Les autres sauces servies avec les moules comptaient la curry, la beue cheese, l'estragon, la provençale, la sauce à l'ail et, bien sûr, la sauce à la bière.

Au Vieux Bruxelles est raisonnablement tarifié : les entrées vont de 9 euros à 13 euros, les plats de 14 euros pour un généreux américain frites à 22,50 euros pour un filet pur de boeuf accompagné de sa sauce poivre vert. Le prix des moules se situe dans les alentours de 19 euros. Les desserts comprennent les crêpes flambées au Grand Marnier et une splendide et onctueuse mousse au chocolat. La spécialité de la maison - crêpe à la pomme caramélisée - a été retirée du menu. Peut-être donnait-elle trop de travail aux dentistes du coin.

Comme cela arrive si souvent en Belgique, la carte des vins est innécessairement chère, mais le vin de la maison a constitué un parfait accompagnement pour les moules. Un dimanche midi pour quatre coûte 120 euros. Espérons qu'il vive 120 ans de plus !

Paul Taylor (The Bulletin)

Ils ont aimé...

  • Une bonne adresse pour savourer des plats belges (carbonades, waterzoi, campeut...) à quelques pas de la place du grand sablon, on a été super bien accueilli, même tard (après 14h) on a bien et copieusement déjeuné, c'était bien sympa, un peu calme donc parfait en famille... bonne adresse. Visité en Novembre 2012

    L'avis de Marie pierre C (Paris, France) sur TripAdvisor